Oh oui, Oh oui vous pouvez frissonner en lisant ce titre. Et si vous avez un peu de bon sens, vous allez en sourire, puis détourner le regard et oublier jusqu'à l'existence de ce film.
Mais certains n'ont pas eu cette chance. Certains on VU ce film. En entier. Et, Vaguement remis du traumatisme violent subit lors de ce visionnage, ils vont tenter, je vais tenter, de vous donner un vague aperçu de l'horreur. Ames sensibles, s'abstenir.
Tout avait pourtant bien commencé lors de cette soirée. Nous nous étions bien échauffé (pour éviter le claquage de neurones, c'est important)en regardant tour à tour "Petrified" une histoire de momie extraterrestre dans un centre de soin pour nymphomanes et "Killer eye" relatant la terrible histoire d'un oeil géant de la 8eme dimension qui mate des filles avant de désintégrer tout ce qui bouge. Bref, nous étions aux tréfonds de la série Z. Un autre jour, je me serais étendu davantage sur ces deux chefs d'oeuvres. MAIS ce jour là nous avons décidé de regarder Zinda Laash, Dracula au Pakistan.
Pourtant, le résumé nous avait prévenu : lors de sa sortie, ce film avait été interdit aux mineurs. Et là, je suis d'accord. A mon avis on devrait même pousser le truc plus loin. Interdit aux humains me semble plus approprié. Et encore, je dis ça, mais il faut savoir qu'après avoir vu ce film, Cthulu a perdu 1d100 points de snté mental, Nyrlatothep a sombré dans l'alcoolisme, Hastur a débuté une psychanalyse, et les Profonds se sont dit que bon, une planète habitée par des tarés capables de créer ce genre de truc, fallait peut être finalement laisser tomber les plans d'invasion.
Bref le film commence par une explication assez classique : Un professeur vivant dans un manoir isolé (au pakistan) créé un élixir donnant la vie éternelle à qui le boit. Ni une ni deux le prof boit son machin, et paf il meurt. Plutôt con comme effet secondaire me direz vous. Certes, mais Mr Prof va revenir en dracula, et pour fêter ça, il vide de son sang son assistante.
Jusque là, ok. Bon c'est sur joué au possible, et les effets sonores sont grandiloquents. Mais bon. Vu l'époque (fin des années soixantes), c'est juste du ciné de basse qualité comme on aurait pu en voir ailleurs.
Sur ce, générique. Et là, les auteurs préfèrent nous prévenir tout de suite : "Ce film est librement inspiré de l'oeuvre de Bram Stocker". Effectivement, je ne peux qu'acquiescer. Ce film est trés trés trés librement inspiré.
J'en veux pour preuve que tout de suite après de le générique pompeusement parsemé de scène de dracula mordant de jeunes innocentes, le cinéaste pakistanais va nous faire plongé encore plus profondément dans l'horreur à l'aide de son univers musical glauque : LA CUCARACCA. Je ne sais pas si pour les pakistanais, la vision d'un type en sombrero avec des maracasses est une pure vision de cauchemar, ou si c'est spécifique à l'espèce de malade qui m'a réalisé ce film, mais en tout cas sur nous l'effet a été immédiat. Crise de fou rire.
Le reste du film est du même accabit. Je ne vous détaillerais pas ici toute la saveur de l'intrigue principale dont je dirais simplement qu'elle privilégie les allers retours et les relations familiales complexes. Néanmoins je vais vous donner quelques détails qui vont vous permettre de vous forger une bonne idée globale du film.
Ainsi, de façon systématique, les robes des femmes sont assorties au canapé. A tel point qu'à une ou eux reprise, une femme assise nous a échappé. Peut être une forme de camouflage ?
Le film est empli de scènes de danse. Je ne nierais pas le charme trés particulier des danses folkloriques pakistanaises. Je dirais simplement : comment vouloir plonger le spectateur dans l'horreur et montrer une scène de jeunes femmes allant pique niquer en dansant ?
Le réceptionniste de l'hôtel est "in". Heureusement, les Héros ont le geste salvateur d'aller directement le voir pour lui exposer leur problème de vampire. Notre réceptionniste est en effet un expert es vampires grâce à un livre qu'il a récupéré pour se renseigner.
Dracula a carrément la classe. Lorsqu'il s'enfuit avec une jeune fille dans les bras, c'est en Lada. Et pourtant, il se téléporte dans la suite du film. Peut être que le dracula pakistanais est fan de Starky et Hutsch ?
Les courses poursuites puisqu'on y est, sont habilement filmée au super 8, et le jour et la nuit y alternent sans explications. Certaines scènes sont si claires que l'on ne voit que des formes blanches défiler très vite.
Le jeu des acteur fait passer de Funès pour un spécialiste des émotions et mimiques nuancées.
Je m'arrêterais là pour aujourd'hui en citant un aimable confrère (Nicolas, je veux plus de problème de copyright) !: Voir Dracula au Pakistan et mourrir...vite
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La guerre fait toujours rage au sein du blog entre les pros et anti Tshirt. Certains n'hesitent pas à aller jusqu'à des méthodes aussi radicale que la corruption de Pangolins.
Inquiet de notre avenir, j'ai décidé de me renseigner auprès d'un véritable expert de la question : Qezsuar Shoggoth, celui qui hurle dans les marais. Après une invocation des plus classiques. Je lui est donc posé la question. Cette sommité de la géostratégie de la blogosphère m'a fait une réponse que je vous transcrit texto :
"Moi j'men branle, dans mon marais de merde on reçoit même pas TPS"
Voila un propos plein de sagesse et qui ne présage rien de bon pour la suite des combats.
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